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*~°~*Gazette de Bïnsâh*~°~*Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles... |
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May 27 "Le secret" de Philippe Grimbert
"Fils unique, j'ai longtemps eu un frère." C'est ainsi que commence "le Secret". Comment parler du silence ? J'en suis venue à lire cet ouvrage suite à la lecture des" Enfants du silence et de la reconstruction"de Dominique Frischer , recueil de témoignages de rescapés et d'orphelins de la Shoah. Philippe Grimbert ,à travers ce récit, évoque son enfance , ses parents , son "grand frère" invisible , le malaise , le silence qui entoure sa famille . Jusqu'à ses 15 ans où il connaîtra le "secret".Un livre qui se lit comme un roman mais qui est surtout le récit de vie de l'auteur , un témoignage fort d'amour , de pudeur , de tendresse pour vivre après l'horreur de la nuit et du brouillard. Il faut tourner la page...Je suis toujours étonnée de voir avec quelle facilité certaines personnes savent tourner la page quand ce qu'elle évoque est dérangeant . Parfois je me dis que j'aimerais bien avoir cette faculté de tirer un trait , de faire comme si rien ne s'était passé ou dit mais je dois avouer que cela m'est bien difficile...C'est comme après une engueulade ,je ne trouve pas ça évident de passer à autre chose avec le sourire , l'air de rien , à parler de la pluie et du beau temps , tant que le problème n'est pas résolu . J'aime que les choses soient claires , quitte à passer par un moment un peu "désagréable" , celui des explications, .Tant que le soucis n'est pas évoqué , le problème démêlé , je ne peux retourner à la case départ sans-histoire. Et avec ça j'ai aussi beaucoup de mal à saisir la demande off de ces même personnes qui attendent de moi d'agir comme elles. Ne le pouvant je passe forcément pour la chieuse , celle qui casse l'ambiance , qui remue le couteau dans la plaie etc... En toute honnêteté j'ai déjà essayé de faire "comme si" mais je n'aime pas ça , je trouve la situation très hypocrite et moi avec .Mais là où il faut que je me fasse une raison , c'est que tout le monde ne cherche pas la franchise . Et je ne peux forcer personne à ça .Alors , comme souvent je ronge mon frein en espérant que le temps atténue le malaise .Malheureusement , souvent, le temps passant enlève aussi la confiance , le dialogue car on se cache derrière de faux-semblants.Les rapports ne sont plus les mêmes et c'est dommage .Et vous , qu'en pensez-vous? Un petit conseil ne me ferait pas de mal! April 12 Discussion sur Paul Eluard
Citer Paul Eluard September 07 § PRINCESSE TAM TAM § L’enfant née depuis peu (...) Elle pense Si sévères et si grandes Ces personnes qui regardent Et leurs figures dressées Comme de hautes montagnes. Suis-je un lac, une rivière, Suis-je un miroir enchanté ? Pourquoi me regardent-ils ? Je n'ai rien à leur donner. Qu'ils s'en aillent, qu’ils s'en aillent Au pays de leurs yeux froids, Au pays de leurs sourcils Qui ne savent rien de moi. J'ai encore fort affaire Dessous mes closes paupières. Il me faut prendre congé De couleurs à oublier De millions de lumières Et de plus d'obscurité Qui sont de l'autre côté. Il me faut mettre de l'ordre Parmi toutes ces étoiles Que je vais abandonner. Au fond d'un sommeil sans bornes, Il me faut me dépêcher. Jules Supervielle August 22 MON ALPHABET : J comme Joël , mon amour, ma vie ! Depuis toujours , au fil des lectures romanesques , je m'interrogeais sur la certitude qu'avaient les personnages de la rencontre du grand amour . D'un regard ils savent qu'ils s'aiment , c'est eux et pas d'autres , c'est pour la vie ! Mais je ne comprenais pas comment pouvait-on le voir en se regardant dans les yeux . Mystère toujours non résolu mais quand j'ai connu Joël , j'ai su que c'était lui, je l'ai senti comme une certitude ...mon loup , mon compagnon de route , mon chaudoudou ,ouhouhoouh !!!!! La vie à deux n'est pas un long fleuve tranquille , même plutôt une mer agitée parfois mais aussi un lac aux eaux limpides et calmes . On avance ensemble , tel des inséparables pour affronter les lendemains d'incertitude. Aujourd'hui on s'aime mais rien n'est acquis pour l'éternité , nous continuons à écrire notre histoire au jour le jour ...Notre amour se construit comme une maison , brique après brique , avec ses failles , ses brêches qu'on colmate ,sa cheminée qui nous réchauffe , son toit qui nous sécurise mais aussi son jardin , le sien et le mien car il ne s'agit pas de se perdre "soi"dans une relation à deux . Finalement c'est peut-être ça le plus difficile , rester "soi" jusqu'au bout ...avec son amour comme soutien . M'enfin c'est mon loup quoi ! "Quand on n'a que l'amour..."MON ALPHABET : II comme intuition . Dans l'ouvrage "Un prénom pour la vie" , il semblerait que les Yvonne et Cie soient dotées d'une grande intuition à la limite de la voyance , il ne manquerait plus que la boule de crystal ! Je n'en suis pas encore là mais n'empêche qu'elle me fait rarement défaut .Pour autant je ne lui fait pas assez confiance , à tort évidement .Une espèce de sixième sens me fait pressentir les choses , les gens .Je n'ai pas toujours les éléments concrets pour justifier cette "intuition" , c'est juste un ressenti , une impression qui ne veut pas s'évanouir . Souvent ça m'agace car j'ai la sensation que ça me donne des idées préconcues alors je les combat pour donner une autre "chance" à la situation mais je doit avouer qu'au final , ma première impression est souvent la bonne et je regrette alors de ne pas lui avoir donner voix au chapitre ! M'enfin...il faut savoir se faire confiance un peu non ?
I comme inspiration. Comme je souhaiterais être plus souvent inspirée :dans mes choix , mes décisions , mes relations ...la fatigue me créer des périodes de grand vide il faut bien le dire pendant lesquelles ma cervelle est d'une indolence qui me fait peur parfois ...il ne faut pas que ça dure ... August 20 L'AMI ALLEMANDPrésentation de l'éditeur : Berlin, 1945.Ancien correspondant de la CBS, Jake Geismar peine à reconnaître les lieux où il a vécu autrefois: la capitale déchue du Me Reich n'est plus qu'un champ de ruines où errent des colonnes de réfugiés au regard vide. Venu officiellement pour couvrir la conférence de Potsdam, Jake espère en fait revoir Lena, sa maîtresse allemande qu'il a passionnément aimée. Mais comment la retrouver dans ce décor lunaire où les habitants disparaissent sans laisser de traces ? Où, pour sauver sa peau, on échange faux témoignages et informations hautement confidentielles ? Dans un climat de tension politique extrême, Jake va découvrir peu à peu toutes les ambiguïtés du dispositif allié: l'âme humaine est capable du pire quand il est question de préparer une nouvelle forme de guerre... "A quelles horreurs Lena avait-elle assisté ? Jusque-là, quand il pensait à elle, il l'imaginait toujours dans son appartement, s'habillant pour sortir, fronçant les sourcils devant le miroir, à l'abri du temps, comme mise sous cloche par sa mémoire. Il se croyait le seul à avoir vécu ces quatre années de guerre." Joseph Kanon Voici encore un livre que j'ai dévoré , un de ceux qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer sur grand écran ..D'ailleurs vous saurez peut-être déjà que cet ouvrage a été adapté au cinéma sous le titre "The Good german" avec George Clooney et Cate Blanchett . Les images sont là de ce Berlin en ruine , où ne subsistent que des pierres et des corps sans âme . Difficile de parler de ce livre tant les questions qu'ils soulèvent sont terrifiantes : qui sont tous ces gens que l'on croisent dans ce décor apocalyptique ? Qui était nazi et qui pouvait dire "qu'il ne savait pas"? Jake , une fois ses illusions perdues , se rendra compte que tout n'est pas blanc ou noir , et que cette guerre terminée , difficile de percevoir les bons des méchants . BABIJI
A Delhi, durant les années 90, Babyji, jeune lycéenne décidée à vivre et à grandir, oriente ses désirs et plaisirs vers trois femmes d'âge et de milieux différents : une lycéenne, une divorcée, une servante. A travers ce roman d'éducation sentimentale, c'est aussi toute la société indienne contemporaine où se cotoient modernité et tradition qui est dessinée et passée au crible de la plume enlevée et enjouée d'Abha Dawesar. Un roman à découvrir au style alerte avec des descriptions de scènes érotiques bien plus osées que nombre de romans occidentaux. Libre " : voilà le mot qu'Abha Dawesar pourrait afficher non seulement au fronton de ses livres, mais à celui de sa vie. Née en 1974, cette jeune Indienne originaire de New Delhi ne tient pas spécialement à enfreindre les règles, pas plus qu'elle ne se cantonne dans une posture agressive. Simplement, elle a décidé une bonne fois pour toutes que son comportement et son écriture ne seraient pas dictés par les interdits et les cloisonnements de la société dont elle est issue. Telle est aussi Anamika, surnommée Babyji, la jeune héroïne de son livre. A travers l'initiation sexuelle (et surtout homosexuelle) de cette adolescente intrépide, Abha Dawesar décrit à la fois son pays et les changements qui le travaillent, derrière son apparent immobilisme.
" J'ai voulu un personnage assez différent des jeunes filles indiennes classiques, indique Abha Dawesar. Une femme moderne, qui trouve l'inspiration de sa liberté dans ses études. " Ravissante et parfaitement francophone (elle vit une inépuisable histoire d'amour avec Paris), Abha Dawesar se tient dans le jardin paisible et léché d'un grand hôtel de Delhi.
ROMAN " CONTESTATAIRE "
Dans ses yeux attentifs, dans ses gestes calmes, se lit l'assurance d'une personne qui a déjà fait du chemin, réfléchi à sa condition, donné du champ à ses aspirations. Fille unique d'un couple de médecins, elle a été formée dans le cadre strict d'une école pour enfants de militaires, avant de partir poursuivre ses études aux Etats-Unis (à Harvard, où elle a décroché un diplôme de philosophie). Très tôt, elle a quitté ce pays, dont les inégalités et les pesanteurs la révoltaient.
Aujourd'hui, pourtant, Abha Dawesar s'est en partie réconciliée avec l'Inde - en tout cas suffisamment pour passer à New Delhi tout le temps qu'elle ne passe pas à Paris ou à New York.
Devenue l'une des figures emblématiques de la jeune littérature indienne anglophone, elle a ressenti, explique-t-elle, " la nécessité de prendre ses distances avec la révolte pour pouvoir écrire ". Quitte à continuer de montrer tous les aspects les plus révoltants du pays, comme elle est en train de le faire dans son prochain roman. Pauvreté, corruption, panne des institutions, le livre ne fera pas l'impasse - pas plus que ne le fait Babyji, roman " contestataire " : en s'éprenant simultanément de Rani, la nouvelle domestique embauchée par ses parents, et de Linde, une femme du même milieu qu'elle, l'héroïne du récit mesure la profondeur des abîmes sociaux. " Dans la contrainte imposée par le roman, dit-elle, je veux explorer ce qui arrive à ce pays. L'Inde sera toujours un sujet pour moi. "
Son point de vue, comme celui de son héroïne, est toujours à la fois proche, enthousiaste, intense et en même temps distancé. Dans le cas de Babyji, c'est le savoir livresque qui joue le rôle d'un levier. La mécanique quantique ou le principe d'incertitude de Heisenberg sont les éléments qui permettent à la jeune fille d'analyser le monde et de sortir du schéma imposé par la société autour d'elle. C'est aussi le plus haut des remparts qui la séparent de Rani, la servante : " Comment expliquer la fonction ondulatoire de Schrödinger à quelqu'un qui n'a jamais fréquenté l'école ? " se demande-t-elle. Se définit-elle comme féministe ? " Pas au sens anglo-saxon et agressif du mot ", souligne l'écrivain, mais dans ses réactions à certaines dérives indiennes (notamment tout ce qui concerne les régimes matrimoniaux et le système exorbitant des dots imposées aux familles des jeunes filles), certainement. Surtout, Abha Dawesar porte sur le corps des femmes un regard extraordinairement libre, sans être impudique. Dans un pays où l'évocation du sexe en littérature n'est pas monnaie courante et où, affirme l'auteur, " l'amour entre les femmes est tabou ", Babyji jette gaiement un pavé dans la mare.
Raphaëlle Rérolle , extrait du "Monde" du 23 avril 2007
CORPS ET AME Présentation de l'éditeur :
"À New York, dans les années quarante, un enfant regarde, à travers les barreaux du soupirail où il est enfermé, les chaussures des passants qui marchent sur le trottoir. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano blanc désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude, comme par magie, va se découvrir lui-même : il est musicien. Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. À l'extrémité d'une route jalonnée de mille rencontres, amitiés, amours romantiques, son voyage le conduira dans les salons des riches et jusqu'à Carnegie Hall... Je vous envie , vous qui n'avez pas encore lu ce livre , d'en découvrir les premières lignes ! Une lecture rafraîchissante , comme la rosée du matin , des mots qui sonnent comme des notes de musiques d'une fugue de Bach ou un air de jazz . Une lecture d'une grande tendresse et d'une extrême sensibilité ...la vraie beauté ! July 04 RESISTER SELON FRANCE GALLSi on t'organise une vie bien dirigée
Où tu t'oublieras vite
Si on te fait danser sur une musique sans âme
Comme un amour qu'on quitte
Si tu réalises que la vie n'est pas là
Que le matin tu te lèves
Sans savoir où tu vas
Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste
Tant de libertés pour si peu de bonheur
Est-ce que ça vaut la peine
Si on veut t'amener à renier tes erreurs
C'est pas pour ça qu'on t'aime
Si tu réalises que l'amour n'est pas là
Que le soir tu te couches
Sans aucun rêve en toi
Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste
Danse pour le début du monde
Danse pour tous ceux qui ont peur
Danse pour les milliers de cœurs
Qui ont droit au bonheur...
Résiste {3x}
Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste
Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n'est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste
Résiste...
QU'ALLAH BENISSE LA FRANCE![]() Il a connu tout ce qu'un fils d'immigrés, noir, pauvre, élevé par une mère seule avec six frères et soeurs, peut connaître de la délinquance des cités : vols et trafics en tous genres, argent facile, frime et rapports de force. Converti à l'islam - ou plutôt à cet islam obscurantiste qui sévit dans certaines banlieues -, il a parcouru les routes de France pour prêcher dans des mosquées de fortune. Il ne compte plus ceux de ses compagnons qui ont été victimes de la violence, qui sont morts d'overdose ou ont cédé à un islamisme agressif, en marge de la société... Qu'Allah bénisse la France de Abd el Malik aux éditions Albin Michel L'HEURE DES CHOIX A force de vouloir ménager la chèvre et le chou , à rester le cul entre deux chaises , et pour quoi exactement ? Le vrai courage ne serait-il pas celui de faire des choix , même s'ils nous mènent à notre perte ?
" Il y a une certaine incompatibilité , voire un choix nécéssaire, entre comprendre et se faire plaisir."
Didier van Cauwelaert , dans "La Vie interdite"
"Le choix d'une liberté n'est pas aisé à faire lorsque l'on est soi-même sous l'emprise de faux-semblants."
Thérèse Renaud ,dans "Le Choc d'un murmure"
"La vie nous laisse le choix d'en faire un accident ou une aventure".
Anonyme
"Choisir, c'est être libre."
Claudy Mailly, dans Le Cortège
![]() ![]() July 02 "L'INSURRECTION QUI VIENT" du Comité Invisible![]() Qui est le Comité invisible ? Pour l'insurrection Tout ce qu'on sait de ces anonymes qui tiennent à le rester, c'est qu'ils se retrouvent dans des ruines retapées du centre de la France, où ils cultivent fruits, légumes et idées. Ils sont cinq, ont entre 24 et 35 ans. Certains ont fait des études, d'autres pas. Les membres du Comité invisible sont les petits-enfants d'Auguste Blanqui, les enfants de Guy Debord, les parents des insurgés à venir. Le 22 avril, ils n'iront pas aux urnes, parce qu'ils en sont là : «De gauche à droite, c'est le même néant qui prend des posesde cador ou des airs de vierges, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d'après les dernières trouvailles du service communication.» Ils ont écrit « l'Insurrection qui vient », un ouvrage construit comme « l'Enfer » de Dante, en sept cercles. Ça commence ainsi : «Sous quelque angle qu'on le prenne, le présent est sans issue.» Les auteurs racontent une époque «grotesque», avec «un gouvernement qui déclare l'état d'urgence contre des gamins de 15 ans»,«un pays qui met son salut entre les mains d'une équipe de football», une France peu «hystérique», où «on déteste les patrons mais on veut à tout prix être employé», où il faut «être différent, être soi-même et boire Pepsi», et un monde abîmé, où «le taux de mercure dans le lait maternel est dix fois supérieur au taux autorisé dans celui des vaches». Alors, le Comité invisible conclut carrément : «Rien ne paraît moins probable qu'une insurrection, mais rien n'est plus nécessaire.» Ce qui pourrait faire sourire. Mais la lucidité de ces auteurs fait plutôt frémir. N'est-il pas vrai que les questions des retraites, des jeunes, de leur violence, des immigrés, du travail se poseront toujours plus, créeront toujours plus d'amertume, de ressentiment dans la population ? Que la police est la seule issue au sein de l'ordre existant ? « L'insurrection qui vient » a le mérite d'envisager nos lendemains, et surtout de proposer les moyens d'y croire. Ce qui n'est pas rien. Elsa Vigoureux Le Nouvel Observateur - 2216 - 26/04/2007
June 05 DECIDEMENT TROP CONNE !Franchement je ne sais quoi dire d'autre , je suis pathétique de tant de bêtise ! Il ne sert à rien de dire des trucs du style "on ne m'y reprendra plus" car ma stupidité est si grande que je suis quasiment sûre de réitérer ce qui me désespère ! Ca y est c'est l'heure de l'auto-flagellation mélangé à la colère mais ça ne va pas durer , la température va redescendre pour laisser place à l'amertume , la blessure ...solidarité...j'ai employé ce terme il y a quelques temps dans un grand élan d'espoir et je retombe lourdement sur Terre ...misère ... May 10 ABOLITION DE L'ESCLAVAGE"Périssent les colonies plutôt qu'un principe " Victor Schoelcher Que l’esclavage soit ou ne soit pas utile, il faut le détruire ; une chose criminelle nedoit pas être nécessaire. La raison d’impossibilité n’a pas plus de valeur pour nous
que les autres, parce qu’elle n’a pas plus de légitimité. Si l’on dit une fois que ce
qui est moralement mauvais peut être politiquement bon, l’ordre social n’a plus de
boussole et s’en va au gré de toutes les passions des hommes. La violence
commise envers le membre le plus infime de l’espèce humaine affecte l’humanité
entière ; chacun doit s’intéresser à l’innocent opprimé, sous peine d’être victime
à son tour, quand viendra un plus fort que lui pour l’asservir. La liberté d’un homme
est une parcelle de la liberté universelle, vous ne pouvez toucher à l’une sans
compromettre l’autre tout à la fois.
"Esclavage et colonisation" , extrait p126
April 24 Nicolas Sarkozy-Michel Onfray : confidences entre ennemisExtrait de la confrontation entre Michel Onfray, philosophe hédoniste et Nicolas Sarkozy, candidat ambitieux dans Philosophie magazine: Nicolas Sarkozy [j'en déduis que] l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers. Michel Onfray : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais. On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme. N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ? M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons. N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions. [Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses quatre paquets.] N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ? [Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.] M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste. Il faut déjà ici, rendre à César ce qui lui appartient: le courage de l'un et l'autre des protagonistes dans leur acceptation de dialoguer, et l'intelligence de Philosophie Magazine d'avoir organisé cette entrevue, dont le principe est intéressant, entre un intellectuel et un candidat dont les visions du monde sont opposées. Voilà un véritable sujet d'utilité publique. Sarkozy pense que l'être humain peut être dangereux, nous l'avons déjà au fil des siècles, maintes fois prouvé, il n'y a en cela rien de bien novateur, rien non plus qui permette d'exclure de cette remarque l'un ou l'autre des candidats à la présidentielle! Ce qui fait polémique, c'est qu'il suppose un ancrage génétique à certaines pathologies comme la pédophilie, le suicide et le tabagisme, mélange des genres passablement hasardeux. Faut-il se rappeler à propos de ce déterminisme supposé du pédophile, les propos du même Sarkozy qui avait envisagé un dépistage de la précocité de la délinquance dès la maternelle. Notre ancien ministre aurait-il développé des idées fixes? Est-ce dans cette déclaration un premier pas vers une politique d'eugénisme ou vers la médicalisation forcenée du délinquant, désormais irresponsable de ses actes? Rêve-t-il en secret d'un asile généralisé, où seraient réunis, les criminels, les opposants et les fous, tel Charenton à la bonne vieille époque du marquis de Sade? (cf. Marat-Sade, Peter Weiss) Comment peut-on sérieusement mélanger, "faiblesse physiologique héréditaire" à propos du cancer du fumeur au prétexte qu'il y aurait des fumeurs qui ne développent pas cette maladie, suicide d'adolescents et pédophilie, en délestant la société de la moindre influence sur chacun de ces maux. Exit, l'influence des pesticides, de la pollution sur les cancers, à oublier, la répétition de la maltraitance chez les parents violents et chez les pédophiles, à jeter aux orties le manque de perspectives des jeunes (et des autres) dans un monde que l'on présente à chaque instant comme doré. Enfin, cette remarque "amusée" de Sarko suscite presque de la pitié à son égard, lorsque Onfray, peut-être un peu arrogant lui offre des livres: "Vous croyez que ma situation est si grave ?" A mon tour d'user d'arrogance. – Oui. sans nul doute. |
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